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Comprendre le Private Equity

  • 11 juin
  • 5 min de lecture

Sources / Cabinet Pézard Conseil



Le Private Equity (ou capital-investissement en français) accompagne, sur une durée déterminée de 3 à 10 ans, des entreprises non cotées à différents stades de leur développement.



Comment cela fonctionne t'il ?


En entrant au capital, l’investisseur apporte à ces entreprises les fonds propres nécessaires au financement de projets de développement et / ou d’amélioration de leur performance.


Le Private Equity complète le prêt bancaire sans pour autant faire valoir l’obligation du remboursement régulier du crédit qui pèse sur la trésorerie dont ont fortement besoin les entreprises en croissance.


Il permet donc aux entreprises de limiter leur endettement en renforçant leurs fonds propres.


Quant à l’investisseur, il participe à la croissance et à l’innovation dans de nombreuses PME et ETI (capital-développement), contribue à la transmission d’entreprises (capital-transmission) ou soutient la création de start-up (capital-innovation) et l’émergence de fleurons de nos territoires.


Le Private Equity étant de l’action non cotée en bourse, sa performance est étroitement corrélée à la réussite de l’entreprise.



Pourquoi et comment investir dans le Private Equity ?


En choisissant le Private Equity, les investisseurs soutiennent la transformation et la croissance des entreprises.


Par ce levier, ils aident à soutenir la relance de l’économie et particulièrement dans la dynamique économique des territoires en finançant et en accompagnant des entreprises locales.


Pour les épargnants avertis, dans une perspective de long terme et pour une part minoritaire de leurs actifs, le Private Equity est une solution d’investissement complémentaire aux produits réglementaires (Livret A, LDD, etc), aux OPCVM ou aux placements en valeurs mobilières (actions, obligations).


Il permet donc de diversifier son patrimoine.


A noter qu’il est conseillé, de manière générale, de diversifier les investissements dans différents types d’actifs pour réduire globalement le risque pris.



Un cadre fiscal attractif


Le Private Equity est une catégorie de fonds disponible pour les investisseurs initiés.


Si la très grande majorité des fonds levés en Private Equity est destinée à des investisseurs institutionnels, les particuliers disposent aussi de produits adaptés pour investir et d’un cadre fiscal attractif, sous certaines conditions.

 

 Quatre catégories de fonds sont disponibles pour les épargnants :


  • FCPR (Fonds Communs de Placement à Risque) investis à hauteur de 50 % minimum en titres de PME ou ETI non cotées,


  • FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) investis à hauteur de 70 % minimum en titres de PME européennes innovantes non cotées,


  • FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) investis à hauteur de 70 % minimum dans des PME européennes régionales, non cotées,


  • FPCI (Fonds Professionnels de Capital-Investissement) qui sont investis à hauteur de 50 % minimum en titres de PME ou ETI non cotées et réservés aux clients avertis capables d’investir un minimum de 100.000 € dans ces supports.


Pour les FCPI et les FIP, le porteur bénéficiera de réductions d’impôt sur le revenu dont le montant est plafonné selon la loi de finance en vigueur au moment de la souscription.


 

Quel est l’état actuel du marché ? 


On note un intérêt croissant des investisseurs pour les actifs non cotés qui est lié à la maturité de ce marché.

 

En effet, au cours des cinq dernières années, l'industrie du Private Equity a levé un montant de capitaux record. 

 

Il est même probable que d’ici quelques années, le nombre d’entreprises accompagnées par les fonds de Private Equity dépasse celui des entreprises cotées en bourse.

 

Néanmoins, le Private Equity reste un marché de petites et moyennes entreprises et représente aujourd'hui, au niveau mondial 3.000 Mds $.

 

Aujourd’hui, l'abondance de liquidités crée un environnement compétitif entre les fonds et les industriels qui incite les gérants à s’adapter en amont pour identifier les secteurs qu'ils jugent les plus prometteurs.

 

Les fonds doivent focaliser sur des critères distinctifs ciblés (secteurs, stratégies, géographies...) pour déployer leurs capitaux dans de bonnes conditions et atteindre leurs objectifs de performance.


 

Quels sont les risques liés au Private Equity ?


Ces catégories de produits ont un profil de risque élevé. Ils sont soumis à l’agrément de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).


Les principaux risques de ces produits sont :

 

  • Le risque de perte en capital : les investissements en Private Equity, que ce soit au travers de véhicules d’investissement utilisant des stratégies d’investissement de Private Equity ou qu’il s’agisse d’investissements et co-investissements directs dans des véhicules d’investissements privés, ne sont pas garantis et l’investisseur peut perdre tout ou partie du capital investi,


  • Le risque de liquidité : les investissements en Private Equity sont effectués dans des actifs non cotés qui, par définition, ne sont pas liquides. La liquidité dépend de la possibilité de céder rapidement les actifs non cotés. Par ailleurs, les parts de certains véhicules d’investissement collectifs en Private Equity souscrites par un investisseur peuvent faire l’objet d’une période de blocage. Elles ne peuvent donc être cédées pendant toute cette période. De plus, les parts de certains fonds ne sont pas librement cessibles et il n’existe pas de marché pour ces parts. Il n’est pas prévu qu’un tel marché se développe. Ainsi, il sera difficile pour un investisseur de vendre ses parts ou d’obtenir une information fiable sur le niveau de risque auquel il s’expose,


  • Le risque lié aux investissements dans des sociétés non cotées : les investissements dans des sociétés non cotées sont par nature plus risqués que les investissements dans des sociétés cotées dans la mesure où les sociétés non cotées peuvent être plus petites et plus vulnérables aux changements affectant les marchés et les technologies et fortement dépendantes des compétences et de l’engagement d’une petite équipe de direction. Les investissements dans des sociétés non cotées peuvent être difficiles à céder. A la liquidation des fonds, ces investissements peuvent être distribués en nature de telle sorte que les investisseurs peuvent alors devenir actionnaires minoritaires de plusieurs sociétés non cotées,


  • Le risque de crédit : le risque de crédit est le risque que l’émetteur des titres de créance ne rembourse pas sa créance à l’échéance fixée emportant une baisse de la valeur liquidative du fonds,


  • Les risques liés à l’engagement total de souscription : l’engagement total de souscription est appelé par tranches dont la date d’appel n’est pas connue à la date de signature du bulletin de souscription. L’investisseur doit s’assurer de disposer des fonds pour pouvoir à tout moment répondre aux appels de tranches dans les conditions du règlement de chacun des fonds souscrits ou du mandat de gestion.



S’agissant d’un placement financier risqué, il est toujours préférable de se faire accompagner par un professionnel. N'hésitez pas à nous contacter.


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🏢 Le cabinet se situe au 48, Cours Camou à Pau et rayonne, en présentiel, en Béarn, Pays Basque mais aussi partout en Région Nouvelle Aquitaine et en Région Occitanie / Pyrénées Méditerranée ainsi que dans les grandes métropoles comme Bordeaux, Toulouse, etc.


🌎 Grâce aux nouvelles technologies, en version "Cabinet PÉZARD Conseil 2.0", je vous conseille aussi en visioconférence où que vous soyez, en France ou en expatriation.



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